La tribune libre dans Le Monde de ce 9 décembre, signée de Nicolas Sarkozy, Président de la République appelle les remarques suivantes :
1) Sur le populisme.
- Avec une certaine habileté dialectique et politique, Nicolas Sarkozy se démarque de ceux qui brandissent l’épouvantail populiste chaque fois que démocratiquement s’exprime en France ou en Suisse et ailleurs en Europe le libre pays réel contre l’idéologie dominante des sphères politico-médiatiques et financières qui entendent imposer à tous les peuples l’utopie constructiviste du mondialisme.
- Mais lui aussi dénigre et condamne le populisme comme un extrémisme, ce qu’il n’est évidemment pas, en le distinguant des suffrages légitimes des peuples en tant qu’expression de crainte et de souffrance. La vérité, on le sait, c’est que la gauche qui n’accepte que la démocratie idéologiquement bordée et contrôlée, a toujours marqué d’un sceau d’infamie les expressions des peuples contraires à sa vision totalitaire et nihiliste de l’homme et de la société. Elle utilise alors l’incantation menaçante des injures à fort potentiel d’intimidation et de terreur pour réduire les majorités en majorités silencieuses et faire agir ses polices de la pensée. Ces mots, on les connaît : fascisme, intégrisme, racisme… Et généralement, la droite apeurée, décervelée, hébétée ou complice, reprend les accusations à son compte pour essayer de se faire disculper par la gauche de tout penchant réactionnaire. En dehors des agents provocateurs comme Daniel Cohn-Bendit, amateur en quelque sorte de détournement de minarets, on hésite tout de même à taxer les Suisses des qualificatifs les plus infamants. Alors on charge par le matraquage médiatique le terme de populisme d’une noire connotation. Or, si le populisme est la doctrine de la libre expression des sentiments et des choix des peuples, on ne voit pas en quoi il serait plus répréhensible que le socialisme qui se fonde sur les vertus du collectivisme étatique ou le libéralisme qui met en avant celles du libre échangisme. Il est évidemment plus respectable que le communisme avec son immense héritage exterminationniste.
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C’est un spectacle : le dénigrement de soi a tant gagné les bien-pensants, par hantise de ce qu’ils nomment nationalisme, qu’en toute occasion, ils mettent un point d’honneur retourné à proclamer que la France est passée, et que lui est préférable toute appartenance de substitution, qu’elle soit ethnique, raciale ou religieuse, atlantique ou européenne, à moins qu’on ne se contente du nébuleux statut de « citoyen du monde » qui évapore toute identité, et toute citoyenneté, dans le grand magma du marché unique, de la culture et de la langue unique, finalement de la politique unique, c’est à dire du plus banal conformisme impérial…

